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Vol - Couteau à la gorge d'un chauffeur de taxi



Ce cas concerne un jeune homme qui ne possédait pas de casier judiciaire mais qui a commis un crime grave, un vol en menaçant la victime d’un couteau. Même si les deux parties ne se sont jamais rencontrées, le personnel du PJC a quand même suffisamment aidé l’accusé, sa mère et la victime pour que le processus aboutisse à une période de probation, à une lettre d’excuse et à une entente de restitution approuvée par les parties et soumise au tribunal.

Jacques avait 17 ans lorsqu’il a dérobé un chauffeur de taxi à la pointe d’un couteau. Il a été appréhendé presque tout de suite, et on a retrouvé sur lui le portefeuille de la victime. Ce cas nous a été soumis lors du processus judiciaire avant le procès, par un juge, l’avocat de la défense et le procureur.

La mère de Jacques était très inquiète des démêlés de son fils avec la loi. Elle avait besoin d’appui pour composer avec le fait que son fils était aux prises avec le système judiciaire. Jacques a dit qu’il regrettait ses actions et en a accepté la responsabilité.

Nous avons communiqué avec le chauffeur et, même s’il avait quelque doute, il a accepté de nous rencontrer. Le chauffeur était un jeune immigrant qui avait été très ébranlé par le vol. Au départ, il ne voulait rien de l’accusé. Ensuite, toutefois, il a voulu que le contrevenant sache comment le vol l’avait affecté : il craignait plus qu’auparavant, il voyait de plus en plus les adolescents d’un mauvais œil et la perte de sa carte d’immigration lui aurait causé de graves problèmes. Nous avons transmis ces informations à Jacques, ce qui lui a permis de mieux comprendre la situation avec laquelle devait composer la victime. Jacques a offert de rédiger une lettre d’excuse.

Le chauffeur a indiqué qu’il consentait à recevoir cette lettre et a été quelque peu surpris par le niveau de sincérité de Jacques. La victime a commencé ensuite à nous faire part de détails supplémentaires au sujet de cette expérience : parce qu’il avait eu peur durant la semaine qui a suivi le vol, il s’était absenté de son travail et avait perdu 800 dollars.

Jacques et sa mère ont convenu que le chauffeur ne devrait pas avoir à perdre de l’argent à cause de quelque chose que Jacques avait fait. Jacques a donc offert d’effectuer des remboursements mensuels jusqu’à ce que toute la somme soit restituée.

Nous avons continué à travailler avec Jacques aux causes qui sous-tendent son comportement et pour l’aider à prendre conscience que ses actes ne nuisent pas seulement aux victimes et à leurs familles, mais aussi à sa propre famille et à lui%u2011même. Jacques a recommencé l’école et a trouvé ensuite du travail à temps partiel. Sa mère a indiqué que leur relation s’est beaucoup améliorée et qu’il est beaucoup plus coopératif à la maison.

Nous avons également travaillé avec la victime au sujet des questions ayant trait à son travail.

Même si la victime et l’accusé ne se sont jamais rencontrés, une entente de résolution comprenant des modalités de restitution et une lettre d’excuse a été établie. Cette entente a été présentée au tribunal lors du prononcé de la sentence de Jacques et a été incluse dans les informations soumises au juge pour l’aider à rendre sa décision. Jacques a été condamné à une période de probation de deux ans, assortie de strictes conditions, dont celle de continuer à rembourser la victime. Les deux parties ont estimé que la sentence était satisfaisante et équitable.